A proposCommuniquésLes actions du collectifAction Femmes 2008-2009 Connexion |
Le 9ème Collectif, circonstances de sa création, principes, organisation, formes et modalités d’actions...La gauche arrivée au pouvoir en 1997 a mis en place une circulaire pour permettre la régularisation des sans-papiers, processus qui visait à faire croire aux français que le gouvernement de la gauche plurielle voulait résoudre le problème des sans-papiers, qui a été posé sur la scène publique sous la droite. Cette circulaire n’a fait que créer une situation ambiguë, puisque 150000 ont déposé une demande, et 80000 se sont vus notifier des refus. Cette procédure de régularisation s’est effectuée de manière arbitraire. L’afflux des déboutés de la Circulaire Chevènement et qui n’étaient pas organisés leur a permis de se regrouper au sein du 9ème Collectif au lieu de continuer de vivre dans l’ombre en risquant quotidiennement de se faire contrôler, emprisonner puis expulser. En nous mobilisant au sein du 9ème Collectif, nous voulions dire que nous refusons de continuer à vivre cachés, clandestins, humiliés, et que nous étions des hommes, des femmes déterminés à nous battre pour acquérir notre liberté et dignité, et ce malgré la mise en place d’un arsenal répressif par les différents gouvernements (de droite ou de gauche). Le Collectif s’est placé dans la perspective d’une lutte à long terme visant la régularisation de tous les sans-papiers. Au sein du Collectif, on trouve 25 nationalités, ce qui dote la structure d’une richesse multiculturelle. Les sans-papiers sont déterminés et solidaires les uns des autres. La plupart d’entre eux connassent leur première expérience de lutte. - Les secteurs de travail occupés par les hommes sont : le bâtiment, la confection, la restauration, le nettoyage...Ceux par les femmes sont en général les travaux domestiques (garde d’enfants, ménage). - L’autre caractéristique du Collectif est la diversité de situations juridiques : déboutés de l’asile politique, de l’asile territorial, des étudiants, des familles, des personnes arrivées en France hors regroupement familial... Financement forme d’autofinancement : réalisation d’un petit journal, cotisation, organisation de concerts... Autonomie nous sommes organisés de manière autonome : ce sont les sans-papiers qui portent leurs revendications. Personne d’autre ne gère notre lutte à notre place. Nous demandons aux soutiens de nous appuyer dans notre combat en nous donnant les outils pour avancer, puisque nous sommes les mieux placés pour exprimer ce que nous vivons. A.G. une assemblée générale est organisée chaque semaine. Chacun peut s’exprimer pour analyser la situation, faire un bilan de notre travail, et dégager des perspectives d’action. Notre lutte s’articule autour de deux axes juridique et politique. Le premier nous permet d’obtenir des résultats à court terme. Le second se fait pour l’obtention d’une régularisation globale qui ne peut se faire qu’en créant un rapport de force politique Axe juridique tenue de permanences juridiques, études de dossiers, établissement de listes. Les sans-papiers sont impliqués pour comprendre l’arsenal juridique. Certains se mobilisent pour tenir eux les permanences et accueillir de nouveaux sans-papiers qui rejoignent le groupe. Nous sommes soutenus par des juristes, avocats, et des associations (GISTI). Axe politique Formes d’actions : - Rassemblements hebdomadaires devant les préfectures, ministère de l’Intérieur, ministère de l’Emploi, centres de rétentions, commissariats, OMI ... Nous nous invitons également à certains débats ou meetings politiques (avec banderole et tracts), surtout pendant les campagnes électorales (municipales, législatives, présidentielles et européennes), et ce pour interpeller les différentes formations politiques de gauche ou de droite pour qu’elles se positionnent clairement par rapport à la question de l’immigration. Nous menons également des occupations de lieux stratégiques du point de vue de la médiatisation et de la symbolique : A chaque occupation, nous établissons un lien entre le lieu, le contexte, et nos revendications, et nous avons bénéficié d’une couverture médiatique. Nous travaillons également sur plusieurs questions : - la rétention : nous participons à la coordination en France contre la rétention (la fermeture des centres de rétention et l’arrêt des expulsions). A l’initiative du Collectif Anti-Expulsion, des actions et des campagnes de sensibilisation sont menées contre la construction d’autre centres de rétention (centre de rétention à Palaiseau), pour la fermeture des autres, et contre les expulsions. Nous y participons. En général, nous essayons de construire des réseaux de solidarité. Les luttes sont plus entendues par ceux qui ont entre eux des solidarités actives. Malgré notre dynamisme et le dynamisme d’autres collectifs, la fragilité, l’incohérence, voir la quasi-absence de l’instance nationale, qui ne joue pas son rôle en coordonnant les actions locales, empêche une régularisation massive. Le rapport de force à construire se situe au niveau national. |
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