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Droit des migrants et réfugiés - Le Conseil d'État suspend pour la première fois une réadmission Dublin I...

23 mai, 2010 - 13:53
Sommaire

Lire la décision sur le site du Conseil d'Etat

Depuis près de trois ans, les associations alertent les pouvoirs publics sur l'état catastrophique du système d'asile en Grèce, établi à la fois par le HCR , par le commissaire au droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, M Hammarberg, par la condamnation de la Grèce par la Cour européenne des droits de l'Homme pour traitement inhumain et dégradants pour un demandeur d'asile placé dans un centre de rétention dans des conditions inhumaines ( arrêt du 11 juin 2009), par un rapport cinglant du comité de prévention de la torture du Conseil de l'Europe. En juillet 2009, le durcissement de la législation grecque avec la création de dizaines de centre de rétention où seraient retenues les personnes pendant six à dix-huit mois et la réforme de la procédure d'asile avec l'entrée en vigueur du décret 81/2009 qui décentralise l'examen des demandes auprès des commissariats non formés et la suppression de l'instance d'appel au profit d'un recours au conseil d'Etat grec qui rend ineffectif ce recours a conduit le HCR à se retirer de la procédure pour protester de cette nouvelle restriction (cf. Communiqué en date du 17 juillet 2009)

Malgré cette importante documentation, le Conseil d'Etat a considéré dans plusieurs ordonnances du juge des référés que la Grèce étant “un Etat membre de l'Union européenne et partie tant à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés, complétée par le protocole de New York, qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales « ; un demandeur d'asile ne pouvait se prévaloir »à partir de documents d'ordre général, des modalités d'application des règles relatives à l'asile par les autorités grecques pour soutenir que sa réadmission en Grèce serait, par elle-même, constitutive d'une atteinte grave au droit d'asile« . Le 1er mars 2010, il considérait cependant »qu'il appartient toutefois à l'administration d'apprécier dans chaque cas, au vu des pièces qui lui sont soumises et sous le contrôle du juge, si les conditions dans lesquelles un dossier particulier est traité par les autorités grecques répondent à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile." De même dans des décisions du 17 mars 2010, alors que la question était posée par le rapporteur public, le Conseil d'Etat n'avait pas tranch.

L'Odysée de la famille O, réfugiés palestiniens

La famille O. est arrivée à Marseille à la fin de l'année 2009. Réfugiée palestinienne en Irak, elle doit fuir ce pays et est placée par le HCR sous son mandat strict. Mais en Syrie, elle est en proie à l'hostilité et décide de gagner l'Europe. Elle arrive à Lesvos où elle est enfermée à Pagani où s'entassent près de 1500 personnes dans un hangar à matériaux transformé en « centre d'accueil ». Libérée et livrée à elle même, elle décide de rejoindre Marseille

Accueillie par la Cimade Marseille, elle demande l'asile mais leurs empreintes ont été relevées en Grèce et la préfecture met en oeuvre une procédure pour les y renvoyer. Le 22 mars 2010, la préfecture leur refuse le séjour et leur demande de rejoindre la Grèce

La famille saisit le tribunal administratif de Marseille d'un référé liberté en invoquant le défaut d'information et les mauvaises conditions d'accueil en Grèce. Le tribunal administratif suspend la décision de renvoi pour défaut d'information par écrit et enjoint le préfet de réexaminer la situation dans un délai de cinq jours.
Le préfet ne respecte pas cette injonction car il a contacté le ministère de l'Immigration qui fait appel car il considère que l'information a été correctement faite par le préfet à la fois par écrit au début de la procédure et par l'assistance d'un interprète lors de la remise de la décision de renvoi.

Lors de l'audience devant le juge des référés du Conseil d'Etat, le 19 mai 2010, le ministère invoque ces moyens mais le juge des référés, M.Arrighi de Casanova soulève deux autres points : L'applicabilité de Dublin II à des réfugiés sous mandat strict du HCR et les conditions d'accueil en Grèce.

Le juge annule l'ordonnance en reprenant l'argumentaire de l'administration « alors même que ces informations n'auraient pas expressément fait mention du cas où la Grèce ne donnerait pas suite à son accord pour leur prise en charge, et du délai de six mois au terme duquel, dans cette hypothèse, la France serait compétente pour traiter leurs demandes d'asile en vertu de l'article 19 du règlement du 18 février 2003, il n'y a pas d'illégalité manifeste.

Le Conseil d'Etat confirme ainsi sa jurisprudence. L'information Dublin peut être faite par écrit ou par le biais d'un interprète mais il ne va contrôler, en référé liberté, le caractère complet de cette information.

En annulant, il regarde les deux autres moyens. Ayant clairement dit que l'applicabilité à un réfugié lui paraissait une question complexe qui serait difficile de juger seul, il reprend les éléments circonstanciés (attestations de témoignages, article de journaux) pour dire que l'absence de respect, par ces autorités, des garanties exigées par le respect du droit d'asile doit, en ce qui les concerne, être tenu pour établi et que leur réadmission porterait atteinte au droit d'asile. Si les circonstances particulières ont joué un grand rôle, cette décision repose la question d'un moratoire des renvois vers la Grèce des demandeurs d'asile qui compte tenu de la situation générale de ce pays, serait un acte de solidarité.

Conseil d'Etat, 20 mai 2010, N°339478 et N°339479

Considérant que le droit constitutionnel d'asile, qui a le caractère d'une liberté fondamentale, a pour corollaire le droit de solliciter le statut de réfugié ; que, s'il implique que l'étranger qui sollicite la reconnaissance de la qualité de réfugié soit en principe autorisé à demeurer sur le territoire jusqu'à ce qu'il ait été statué sur sa demande, ce droit s'exerce dans les conditions définies par l'article L. 741-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que le 10 de cet article permet de refuser l'admission en France d'un demandeur d'asile lorsque l'examen de la demande d'asile relève de la compétence d'un autre Etat en application des dispositions du règlement (CE) n°343/2003 du Conseil du 18 février 2003 ; qu'aux termes de l'article 3 de ce règlement : « Le demandeur d'asile est informé par écrit, dans une langue dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend, au sujet de l'application du présent règlement, des délais qu'il prévoit et de ses effets (...) » ;

Considérant qu'en application de ces dispositions, M. et Mme O.ont fait l'objet d'une décision de refus de séjour et de réadmission vers la Grèce, par décisions du préfet des Bouches-du-Rhône du 22 mars 2010, après que cet Etat eut fait connaître qu'il acceptait leur prise en charge ; que, pour suspendre ces décisions, sur le fondement de l'article L. 52 1-2 du code de justice administrative, et enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de réexaminer, dans un délai de cinq jours, leurs demandes d'admission au séjour, le juge des référés du tribunal administratif de Marsei11e a estimé que l'administration avait porté une atteinte grave et manifestement illégale à leur droit d'asile en ne leur fournissant pas par écrit dans leur langue, les informations prévues par l'article 3 du règlement du 18 février 2003

Considérant, toutefois, qu'il résulte de l'instruction que, le 12 janvier 2010, M. et Mme O. ont été informés par écrit, dans leur langue, que le préfet allait mettre en oeuvre la procédure de réadmission vers la Grèce, cette information étant assortie d'indications sur cette procédure et sur ses délais de mise en oeuvre ; que, lors de la notification des décisions litigieuses du 22 mars 2010, ils ont été assistés d'un interprète mis à disposition par l'administration, qui a contresigné les documents qui leur ont été remis, les informant de leurs droits et des voies de recours ; que, compte tenu de l'ensemble de ces éléments, et alors même que ces informations n' auraient pas expressément fait mention du cas où la Grèce ne donnerait pas suite à son accord pour leur prise en charge, et du délai de six mois au terme duquel, dans cette hypothèse, la France serait compétente pour traiter leurs demandes d'asile en vertu de l'article 19 du règlement du 18 février 2003, les circonstances de l'affaire ne font pas apparaître d'illégalité manifeste dans la procédure de traitement, par l'administration, de leur droit d'asile ; que, par suite, le ministre est fondé à soutenir que c'est à tort que, par les ordonnances attaquées. le juge des référés du tribunal administratif de Marseille s'est fondé sur la méconnaissance des dispositions de l'article 3 du règlement du 18 février 2003 pour faire droit aux demandes de M. et Mme O. ;

Considérant, toutefois, qu'il appartient au juge des référés du Conseil d'Etat, saisi de l'ensemble du litige par l'effet dévolutif de l'appel, d'examiner les autres moyens présentés par les requérants ;

Considérant, d'une part, que la Grèce est un Etat membre de l'Union européenne et partie tant à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés, complétée par le protocole de New York, qu' à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; que, s'il en résulte que des documents d'ordre général relatifs aux modalités d'application des règles relatives à l'asile par les autorités grecques ne sauraient suffire à établir que la réadmission d'un demandeur d'asile vers la Grèce serait, par elle-même, constitutive d'une atteinte grave au droit d'asile, il appartient néanmoins à l'administration d'apprécier dans chaque cas, au vu des pièces qui lui sont soumises et sous le contrôle du juge, si les conditions dans lesquelles un dossier particulier est traité par les autorités grecques répondent à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile ;

Considérant qu'il résulte de l'instruction, notamment de certificats médicaux et de plusieurs témoignages circonstanciés relatifs aux conditions dans lesquelles M. et Mme O. et leurs enfants ont été traités par les autorités grecques lors de leur transit par ce pays, que l'absence de respect, par ces autorités, des garanties exigées par le respect du droit d'asile doit, en ce qui les concerne, être tenu pour établi ; qu'ainsi, dans les circonstances particulières de l'espèce, leur réadmission vers la Grèce serait de nature à porter une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le droit d'asile ;

Considérant, d'autre part, qu'une décision de remise à un Etat étranger, susceptible d'être exécutée d'office en vertu des articles L. 531-l et L. 5312 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, crée, pour son destinataire, une situation d'urgence au sens de l'article L. 52 l-2 du code de justice administrative ;

Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que le ministre n'est pas fondé à se plaindre de ce que, par les ordonnances attaquées, le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a fait droit aux demandes de M. et Mme O. ;

Droit des migrants et réfugiés - Le Conseil d'État suspend pour la première fois une réadmission Dublin I...

23 mai, 2010 - 13:53
Sommaire

Lire la décision sur le site du Conseil d'Etat

Depuis près de trois ans, les associations alertent les pouvoirs publics sur l'état catastrophique du système d'asile en Grèce, établi à la fois par le HCR , par le commissaire au droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, M Hammarberg, par la condamnation de la Grèce par la Cour européenne des droits de l'Homme pour traitement inhumain et dégradants pour un demandeur d'asile placé dans un centre de rétention dans des conditions inhumaines ( arrêt du 11 juin 2009), par un rapport cinglant du comité de prévention de la torture du Conseil de l'Europe. En juillet 2009, le durcissement de la législation grecque avec la création de dizaines de centre de rétention où seraient retenues les personnes pendant six à dix-huit mois et la réforme de la procédure d'asile avec l'entrée en vigueur du décret 81/2009 qui décentralise l'examen des demandes auprès des commissariats non formés et la suppression de l'instance d'appel au profit d'un recours au conseil d'Etat grec qui rend ineffectif ce recours a conduit le HCR à se retirer de la procédure pour protester de cette nouvelle restriction (cf. Communiqué en date du 17 juillet 2009)

Malgré cette importante documentation, le Conseil d'Etat a considéré dans plusieurs ordonnances du juge des référés que la Grèce étant “un Etat membre de l'Union européenne et partie tant à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés, complétée par le protocole de New York, qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales « ; un demandeur d'asile ne pouvait se prévaloir »à partir de documents d'ordre général, des modalités d'application des règles relatives à l'asile par les autorités grecques pour soutenir que sa réadmission en Grèce serait, par elle-même, constitutive d'une atteinte grave au droit d'asile« . Le 1er mars 2010, il considérait cependant »qu'il appartient toutefois à l'administration d'apprécier dans chaque cas, au vu des pièces qui lui sont soumises et sous le contrôle du juge, si les conditions dans lesquelles un dossier particulier est traité par les autorités grecques répondent à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile." De même dans des décisions du 17 mars 2010, alors que la question était posée par le rapporteur public, le Conseil d'Etat n'avait pas tranch.

L'Odysée de la famille O, réfugiés palestiniens

La famille O. est arrivée à Marseille à la fin de l'année 2009. Réfugiée palestinienne en Irak, elle doit fuir ce pays et est placée par le HCR sous son mandat strict. Mais en Syrie, elle est en proie à l'hostilité et décide de gagner l'Europe. Elle arrive à Lesvos où elle est enfermée à Pagani où s'entassent près de 1500 personnes dans un hangar à matériaux transformé en « centre d'accueil ». Libérée et livrée à elle même, elle décide de rejoindre Marseille

Accueillie par la Cimade Marseille, elle demande l'asile mais leurs empreintes ont été relevées en Grèce et la préfecture met en oeuvre une procédure pour les y renvoyer. Le 22 mars 2010, la préfecture leur refuse le séjour et leur demande de rejoindre la Grèce

La famille saisit le tribunal administratif de Marseille d'un référé liberté en invoquant le défaut d'information et les mauvaises conditions d'accueil en Grèce. Le tribunal administratif suspend la décision de renvoi pour défaut d'information par écrit et enjoint le préfet de réexaminer la situation dans un délai de cinq jours.
Le préfet ne respecte pas cette injonction car il a contacté le ministère de l'Immigration qui fait appel car il considère que l'information a été correctement faite par le préfet à la fois par écrit au début de la procédure et par l'assistance d'un interprète lors de la remise de la décision de renvoi.

Lors de l'audience devant le juge des référés du Conseil d'Etat, le 19 mai 2010, le ministère invoque ces moyens mais le juge des référés, M.Arrighi de Casanova soulève deux autres points : L'applicabilité de Dublin II à des réfugiés sous mandat strict du HCR et les conditions d'accueil en Grèce.

Le juge annule l'ordonnance en reprenant l'argumentaire de l'administration « alors même que ces informations n'auraient pas expressément fait mention du cas où la Grèce ne donnerait pas suite à son accord pour leur prise en charge, et du délai de six mois au terme duquel, dans cette hypothèse, la France serait compétente pour traiter leurs demandes d'asile en vertu de l'article 19 du règlement du 18 février 2003, il n'y a pas d'illégalité manifeste.

Le Conseil d'Etat confirme ainsi sa jurisprudence. L'information Dublin peut être faite par écrit ou par le biais d'un interprète mais il ne va contrôler, en référé liberté, le caractère complet de cette information.

En annulant, il regarde les deux autres moyens. Ayant clairement dit que l'applicabilité à un réfugié lui paraissait une question complexe qui serait difficile de juger seul, il reprend les éléments circonstanciés (attestations de témoignages, article de journaux) pour dire que l'absence de respect, par ces autorités, des garanties exigées par le respect du droit d'asile doit, en ce qui les concerne, être tenu pour établi et que leur réadmission porterait atteinte au droit d'asile. Si les circonstances particulières ont joué un grand rôle, cette décision repose la question d'un moratoire des renvois vers la Grèce des demandeurs d'asile qui compte tenu de la situation générale de ce pays, serait un acte de solidarité.

Conseil d'Etat, 20 mai 2010, N°339478 et N°339479

Considérant que le droit constitutionnel d'asile, qui a le caractère d'une liberté fondamentale, a pour corollaire le droit de solliciter le statut de réfugié ; que, s'il implique que l'étranger qui sollicite la reconnaissance de la qualité de réfugié soit en principe autorisé à demeurer sur le territoire jusqu'à ce qu'il ait été statué sur sa demande, ce droit s'exerce dans les conditions définies par l'article L. 741-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que le 10 de cet article permet de refuser l'admission en France d'un demandeur d'asile lorsque l'examen de la demande d'asile relève de la compétence d'un autre Etat en application des dispositions du règlement (CE) n°343/2003 du Conseil du 18 février 2003 ; qu'aux termes de l'article 3 de ce règlement : « Le demandeur d'asile est informé par écrit, dans une langue dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend, au sujet de l'application du présent règlement, des délais qu'il prévoit et de ses effets (...) » ;

Considérant qu'en application de ces dispositions, M. et Mme O.ont fait l'objet d'une décision de refus de séjour et de réadmission vers la Grèce, par décisions du préfet des Bouches-du-Rhône du 22 mars 2010, après que cet Etat eut fait connaître qu'il acceptait leur prise en charge ; que, pour suspendre ces décisions, sur le fondement de l'article L. 52 1-2 du code de justice administrative, et enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de réexaminer, dans un délai de cinq jours, leurs demandes d'admission au séjour, le juge des référés du tribunal administratif de Marsei11e a estimé que l'administration avait porté une atteinte grave et manifestement illégale à leur droit d'asile en ne leur fournissant pas par écrit dans leur langue, les informations prévues par l'article 3 du règlement du 18 février 2003

Considérant, toutefois, qu'il résulte de l'instruction que, le 12 janvier 2010, M. et Mme O. ont été informés par écrit, dans leur langue, que le préfet allait mettre en oeuvre la procédure de réadmission vers la Grèce, cette information étant assortie d'indications sur cette procédure et sur ses délais de mise en oeuvre ; que, lors de la notification des décisions litigieuses du 22 mars 2010, ils ont été assistés d'un interprète mis à disposition par l'administration, qui a contresigné les documents qui leur ont été remis, les informant de leurs droits et des voies de recours ; que, compte tenu de l'ensemble de ces éléments, et alors même que ces informations n' auraient pas expressément fait mention du cas où la Grèce ne donnerait pas suite à son accord pour leur prise en charge, et du délai de six mois au terme duquel, dans cette hypothèse, la France serait compétente pour traiter leurs demandes d'asile en vertu de l'article 19 du règlement du 18 février 2003, les circonstances de l'affaire ne font pas apparaître d'illégalité manifeste dans la procédure de traitement, par l'administration, de leur droit d'asile ; que, par suite, le ministre est fondé à soutenir que c'est à tort que, par les ordonnances attaquées. le juge des référés du tribunal administratif de Marseille s'est fondé sur la méconnaissance des dispositions de l'article 3 du règlement du 18 février 2003 pour faire droit aux demandes de M. et Mme O. ;

Considérant, toutefois, qu'il appartient au juge des référés du Conseil d'Etat, saisi de l'ensemble du litige par l'effet dévolutif de l'appel, d'examiner les autres moyens présentés par les requérants ;

Considérant, d'une part, que la Grèce est un Etat membre de l'Union européenne et partie tant à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés, complétée par le protocole de New York, qu' à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; que, s'il en résulte que des documents d'ordre général relatifs aux modalités d'application des règles relatives à l'asile par les autorités grecques ne sauraient suffire à établir que la réadmission d'un demandeur d'asile vers la Grèce serait, par elle-même, constitutive d'une atteinte grave au droit d'asile, il appartient néanmoins à l'administration d'apprécier dans chaque cas, au vu des pièces qui lui sont soumises et sous le contrôle du juge, si les conditions dans lesquelles un dossier particulier est traité par les autorités grecques répondent à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile ;

Considérant qu'il résulte de l'instruction, notamment de certificats médicaux et de plusieurs témoignages circonstanciés relatifs aux conditions dans lesquelles M. et Mme O. et leurs enfants ont été traités par les autorités grecques lors de leur transit par ce pays, que l'absence de respect, par ces autorités, des garanties exigées par le respect du droit d'asile doit, en ce qui les concerne, être tenu pour établi ; qu'ainsi, dans les circonstances particulières de l'espèce, leur réadmission vers la Grèce serait de nature à porter une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le droit d'asile ;

Considérant, d'autre part, qu'une décision de remise à un Etat étranger, susceptible d'être exécutée d'office en vertu des articles L. 531-l et L. 5312 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, crée, pour son destinataire, une situation d'urgence au sens de l'article L. 52 l-2 du code de justice administrative ;

Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que le ministre n'est pas fondé à se plaindre de ce que, par les ordonnances attaquées, le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a fait droit aux demandes de M. et Mme O. ;

Des demandeurs d'asile détenus dans un hôtel de luxe en Australie?

23 mai, 2010 - 13:51

Les demandeurs d'asile vivent peut-être dans un confortable hôtel quatre étoiles, au nord de Birsbane, mais ils sont comme des « canaries dans une cage en or », déclare une avocate, M.Steen. Il dit que les 79 demandeurs d'asile hébergés au Virginia Plams Hôtel y vivent comme des détenus et non comme des vacanciers. « Quiconque qui est détenu, en attente d'une décision, peu importe qu'il soit bien nourri, qu'il ait chaud la nuit, et qu'il soit sauf, il n'est pas bien parce qu'il lui manque la liberté ».

Le gouvernement australien a passé un contrat avec l'hôtel pour un montant de 1.2 million de dollars, pour un durée de location de 6 mois.

L'avocate des réfugiés déclare « les demandeurs d'asile vont peut-être bien physiquement mais ils sont enfermés. ils sont privés de leur liberté. Peu importe le confort, ils préfèreraient vivre dans une cahute sale et être libre ». Elle explique que les réfugiés souffrent de traumatismes psychologiques même longtemps après leur remise en liberté.

Ce groupe de réfugiés ont été transféré de Christmas Island à l'hôtel parce que le centre de rétention de Bisbrane est plein depuis mars

[Source : rétention_l]

Des demandeurs d'asile détenus dans un hôtel de luxe en Australie?

23 mai, 2010 - 13:51

Les demandeurs d'asile vivent peut-être dans un confortable hôtel quatre étoiles, au nord de Birsbane, mais ils sont comme des « canaries dans une cage en or », déclare une avocate, M.Steen. Il dit que les 79 demandeurs d'asile hébergés au Virginia Plams Hôtel y vivent comme des détenus et non comme des vacanciers. « Quiconque qui est détenu, en attente d'une décision, peu importe qu'il soit bien nourri, qu'il ait chaud la nuit, et qu'il soit sauf, il n'est pas bien parce qu'il lui manque la liberté ».

Le gouvernement australien a passé un contrat avec l'hôtel pour un montant de 1.2 million de dollars, pour un durée de location de 6 mois.

L'avocate des réfugiés déclare « les demandeurs d'asile vont peut-être bien physiquement mais ils sont enfermés. ils sont privés de leur liberté. Peu importe le confort, ils préfèreraient vivre dans une cahute sale et être libre ». Elle explique que les réfugiés souffrent de traumatismes psychologiques même longtemps après leur remise en liberté.

Ce groupe de réfugiés ont été transféré de Christmas Island à l'hôtel parce que le centre de rétention de Bisbrane est plein depuis mars

[Source : rétention_l]

Protestations et grève de la faim au centre de rétention d'Ibaraki (Japon)

23 mai, 2010 - 13:50

De nombreux étrangers détenus au centre d'Ibaraki sont en grève de la faim depuis une semaine, ils demandent leur libération et proteste contre la mort mystérieuse d'un expulsé africain.

Plus de 70 détenus, beaucoup de Sri Lankais et de Pakistanais, refusent de manger depuis le 10 mai, ils veulent attirer l'attention sur les récents suicides d'un détenu brésilien et coréen, raconte un soutien extérieur.

La protestation a commencé après la venue de Jorge Bustamante, l'envoyé de L'ONU, qui s'était préoccupé par la longueur de la détention des migrants illégaux (des années parfois), y compris de parents avec enfants, et des demandeurs d'asile déboutés.

« Ils souffrent de stress mental pour avoir été enfermé si longtemps » dit Kimiko Tanaka, membre d'un groupe local des droits de l'homme, à propos de centre de rétention de l'Est du Japon à Ishiku (nord est de Tokyo).

Le Japon a durci le contrôle de l'immigration et l'année dernière, malgré les aides généreuses pour les réfugiés à l'extérieur, seulement 30 personnes ont obtenu l'asile.

Les défenseurs des droits de l'homme, des avocats et les communautés étrangères se plaignent depuis des années des conditions de détention à Ushiku (= Ibaraki) et dans deux autres CRA, dans l'ouest de la préfecture d'Osaka, et le sud ouest de la région de Nagasaki.

Environ 380 personnes sont détenues à Ushiku, huit à neuf détenus vivent dans un chambre qui mesure 20 m2, raconte Tanaka.

« Ils sont entassés dans des minuscules chambres compartimentés qui sont sales et beaucoup contracte des maladies de peau », raconte-t-elle.

Les grévistes déclarent dans un communiqué que « les étrangers sont des êtres humains comme les Japonais » et que les conditions sont rudes et que la liberté de pratiquer leur religion est entravée. « Le bureau d'immigration force les demandeurs d'asile a partir d'eux-mêmes en les enfermant très longtemps, en les faisant renoncer à leur religions, en affaiblissant leur volonté et en torturant leurs corps et leurs âmes, disent-ils. Le japon, pays démocratique, ne devrait pas pouvoir faire de telles choses. »

La protestation a éclaté après que Aboubacar Awoudou Souraj, un homme ghanéen, décède dans des circonstances non expliqués en mars dernier, alors qu'il était escorté par les agents de l'immigration vers l'avion.

« La police a réalisé une autopsie mais n'a pas réussi à déterminer la cause du décès. » a déclaré le porte-parole de la police de l'aéroport de Narita.

Les défenseurs des droits de l'homme pensent qu'il a été bâillonné avec une serviette et rappellent qu'il y a déjà eu un antécédent fatal : en 2004, une Vietnamienne était morte pendant son expulsion, elle avait menotté, bâillonnée avec du ruban adhésif et enroulée dans des couvertures.

Les grévistes évoquent aussi les deux récents suicides par pendaison, un Brésilien de 25 ans et Sud-Coréen de 47 ans, qui illustrent les mauvais traitements subis par les retenus.

« Ce sont des incidents malheureux » déclare un officiel du centre de rétention d'Ushiku, qui souhaite resté anonyme.

« Le vrai problème est l'augmentation du nombre d'étrangers qui refusent d'être expulsés, malgré les ordres officiels », dit-il.

Il dit aussi que le nombre de demandeurs d'asile à doubler depuis 2008 notamment à cause des troubles en Birmanie et au Sri Lanka.

L'année dernière 1 388 personnes, dont 568 Birmans et 234 Sri Lankais, ont cherché refuge au Japon. Les autorités japonaises ont déjà eu à faire à des protestations. Il y a deux mois 73 étrangers du centre de rétention d'Osaka avait fait un grève de la faim pendant 2 semaines.

« Nous aurions des suicides comme à Tokyo s'ils avaient attendus plus longtemps » déclare Toru Sekimoto, leader d'un groupe de soutien, qui a obtenu la libération provisoire de la plupart des grévistes.

Hiroka Shoji, d'Amnesty international Japon, dit que « les centres de rétentions sont supposés être des lieux où les autorités gardent les étrangers pour une courte période avant l'expulsion. Mais certaines personnes y sont enfermées depuis plus de 2 ans. Le gouvernement doit poser une limite à la durée de rétention ».

Le ministère de la justice a déclaré que « le gouvernement allait interroger les grévistes du centre et prendre des mesures appropriées ».

http://www.google.com/hostednews/af...

En 2005, le Japon comptait 19 centres de rétention, pour une capacité de 3400 places. Des hôtels privés loués par l'Etat font aussi office ponctuellement de lieu d'enfermement pour demandeurs d'asile ou sans-papiers en voie d'expulsion. La même année, le Japon avait arrêté environ 57 000 étrangers et en avait expulsé 33 192. La durée moyenne de détention est de 13 mois. Apparemment une des cibles privilégiés des rafles et des procédures d'expulsion sont les femmes arrivées par des réseaux de prostitution avec un visa et qui se retrouvent ensuite sans papiers.

La grève de la faim continue

Un retenu brésilien gréviste raconte qu'il est en attente d'une libération conditionnelle depuis un an et demi. 58 personnes sont toujours en grève de la faim. Ils ne boivent que de l'eau. Certains détenus ont également perdu connaissance. Les détenus sont determinés à continuer le mouvement. Ils réclament la libération de deux mineurs et de ceux qui sont là depuis plus de 6 mois, la baisse du prix de la caution (pour la remise en liberté conditionnelle).

http://www.ipcdigital.com/br/Notici... [Source : rétention_l]

Protestations et grève de la faim au centre de rétention d'Ibaraki (Japon)

23 mai, 2010 - 13:50

De nombreux étrangers détenus au centre d'Ibaraki sont en grève de la faim depuis une semaine, ils demandent leur libération et proteste contre la mort mystérieuse d'un expulsé africain.

Plus de 70 détenus, beaucoup de Sri Lankais et de Pakistanais, refusent de manger depuis le 10 mai, ils veulent attirer l'attention sur les récents suicides d'un détenu brésilien et coréen, raconte un soutien extérieur.

La protestation a commencé après la venue de Jorge Bustamante, l'envoyé de L'ONU, qui s'était préoccupé par la longueur de la détention des migrants illégaux (des années parfois), y compris de parents avec enfants, et des demandeurs d'asile déboutés.

« Ils souffrent de stress mental pour avoir été enfermé si longtemps » dit Kimiko Tanaka, membre d'un groupe local des droits de l'homme, à propos de centre de rétention de l'Est du Japon à Ishiku (nord est de Tokyo).

Le Japon a durci le contrôle de l'immigration et l'année dernière, malgré les aides généreuses pour les réfugiés à l'extérieur, seulement 30 personnes ont obtenu l'asile.

Les défenseurs des droits de l'homme, des avocats et les communautés étrangères se plaignent depuis des années des conditions de détention à Ushiku (= Ibaraki) et dans deux autres CRA, dans l'ouest de la préfecture d'Osaka, et le sud ouest de la région de Nagasaki.

Environ 380 personnes sont détenues à Ushiku, huit à neuf détenus vivent dans un chambre qui mesure 20 m2, raconte Tanaka.

« Ils sont entassés dans des minuscules chambres compartimentés qui sont sales et beaucoup contracte des maladies de peau », raconte-t-elle.

Les grévistes déclarent dans un communiqué que « les étrangers sont des êtres humains comme les Japonais » et que les conditions sont rudes et que la liberté de pratiquer leur religion est entravée. « Le bureau d'immigration force les demandeurs d'asile a partir d'eux-mêmes en les enfermant très longtemps, en les faisant renoncer à leur religions, en affaiblissant leur volonté et en torturant leurs corps et leurs âmes, disent-ils. Le japon, pays démocratique, ne devrait pas pouvoir faire de telles choses. »

La protestation a éclaté après que Aboubacar Awoudou Souraj, un homme ghanéen, décède dans des circonstances non expliqués en mars dernier, alors qu'il était escorté par les agents de l'immigration vers l'avion.

« La police a réalisé une autopsie mais n'a pas réussi à déterminer la cause du décès. » a déclaré le porte-parole de la police de l'aéroport de Narita.

Les défenseurs des droits de l'homme pensent qu'il a été bâillonné avec une serviette et rappellent qu'il y a déjà eu un antécédent fatal : en 2004, une Vietnamienne était morte pendant son expulsion, elle avait menotté, bâillonnée avec du ruban adhésif et enroulée dans des couvertures.

Les grévistes évoquent aussi les deux récents suicides par pendaison, un Brésilien de 25 ans et Sud-Coréen de 47 ans, qui illustrent les mauvais traitements subis par les retenus.

« Ce sont des incidents malheureux » déclare un officiel du centre de rétention d'Ushiku, qui souhaite resté anonyme.

« Le vrai problème est l'augmentation du nombre d'étrangers qui refusent d'être expulsés, malgré les ordres officiels », dit-il.

Il dit aussi que le nombre de demandeurs d'asile à doubler depuis 2008 notamment à cause des troubles en Birmanie et au Sri Lanka.

L'année dernière 1 388 personnes, dont 568 Birmans et 234 Sri Lankais, ont cherché refuge au Japon. Les autorités japonaises ont déjà eu à faire à des protestations. Il y a deux mois 73 étrangers du centre de rétention d'Osaka avait fait un grève de la faim pendant 2 semaines.

« Nous aurions des suicides comme à Tokyo s'ils avaient attendus plus longtemps » déclare Toru Sekimoto, leader d'un groupe de soutien, qui a obtenu la libération provisoire de la plupart des grévistes.

Hiroka Shoji, d'Amnesty international Japon, dit que « les centres de rétentions sont supposés être des lieux où les autorités gardent les étrangers pour une courte période avant l'expulsion. Mais certaines personnes y sont enfermées depuis plus de 2 ans. Le gouvernement doit poser une limite à la durée de rétention ».

Le ministère de la justice a déclaré que « le gouvernement allait interroger les grévistes du centre et prendre des mesures appropriées ».

http://www.google.com/hostednews/af...

En 2005, le Japon comptait 19 centres de rétention, pour une capacité de 3400 places. Des hôtels privés loués par l'Etat font aussi office ponctuellement de lieu d'enfermement pour demandeurs d'asile ou sans-papiers en voie d'expulsion. La même année, le Japon avait arrêté environ 57 000 étrangers et en avait expulsé 33 192. La durée moyenne de détention est de 13 mois. Apparemment une des cibles privilégiés des rafles et des procédures d'expulsion sont les femmes arrivées par des réseaux de prostitution avec un visa et qui se retrouvent ensuite sans papiers.

La grève de la faim continue

Un retenu brésilien gréviste raconte qu'il est en attente d'une libération conditionnelle depuis un an et demi. 58 personnes sont toujours en grève de la faim. Ils ne boivent que de l'eau. Certains détenus ont également perdu connaissance. Les détenus sont determinés à continuer le mouvement. Ils réclament la libération de deux mineurs et de ceux qui sont là depuis plus de 6 mois, la baisse du prix de la caution (pour la remise en liberté conditionnelle).

http://www.ipcdigital.com/br/Notici... [Source : rétention_l]

Gradisca (Italie) : évasion massive réussie du centre de rétention?

23 mai, 2010 - 13:47

(article de la presse, il Piccolo du 21/05/10)

Enfermés à 40 dans une chambre de 8, ils ont réussi à s'évader du centre de rétention (CIE) de Gradisca, à Gorizia. C'est ainsi qu'a eu lieu la seconde évasion de masse de la structure pour immigrés en à peine deux semaines. L'épisode est arrivé dans la nuit de mercredi à jeudi, vers 3h du matin.

Encore une fois, des immigrés enfermés en centre de rétention -en grande partie Tunisiens- ont réussi à grimper sur le toit du complexe et à tenter l'évasion en se jetant dans le vide à partir du mur d'enceinte, situé à plus de 4 mètres haut : cette fois, ça a fonctionné pour 17 d'entre eux, qui ont disparu dans la campagne environnante plongée dans l'obscurité. 19 autres ont été en revanche immédiatement repris par les forces de l'ordre.

Dans la nuit du 5 au 6 mai mai, 9 d'entre eux avaient réussi à s'évader. Mais cette fois, en plus du nombre, l'évasion est aussi impressionnante suite à la reconstitution des faits effectuée hier après-midi. Un groupe fourni de sans-papiers, 39 à ce qu'il semble et apparemment « échauffés » depuis plusieurs heures, ont été enfermés dans une chambre d'à peine 8 places afin de limiter les velléités de révolte et -qui sait- d'évasion. Ce choix s'est révélé à double tranchant. Les maghrébins ont réussi à atteindre le toit en forçant une grille, la même que lors de l'évasion d'il y a deux semaines. Il s'agit d'une grille située sur un trou d'aération à l'entrée de la cellule. Ils ont forcé la grille en poussant tous ensemble, chacun son tour, et certainement aussi grâce à une ceinture cachée dans la cellule. De là, ils ont eu accès au toit du centre de rétention et pu rejoindre l'ultime obstacle, en sautant dans le vide avant de courir dans la nuit. Parmi se trouvait aussi le sans-papiers qui s'était cousu la bouche il y a quelques jours en signe de protestation avec du fil et une aiguille. Contrairement aux fois précédentes, cette fois personne ne s'est blessé en sautant du mur. Ce n'est que grâce à l'intervention rapide des gardes qu'une évasion encore plus massive a pu être évitée : « En avoir repris la moitié est déjà un très bon résultat, vu la situation », a déclaré le secrétaire régional de l'administration pénitentiaire (...) ».

Traduit de l'italien de macerie @ Maggio 21, 2010

Gradisca (Italie) : évasion massive réussie du centre de rétention?

23 mai, 2010 - 13:47

(article de la presse, il Piccolo du 21/05/10)

Enfermés à 40 dans une chambre de 8, ils ont réussi à s'évader du centre de rétention (CIE) de Gradisca, à Gorizia. C'est ainsi qu'a eu lieu la seconde évasion de masse de la structure pour immigrés en à peine deux semaines. L'épisode est arrivé dans la nuit de mercredi à jeudi, vers 3h du matin.

Encore une fois, des immigrés enfermés en centre de rétention -en grande partie Tunisiens- ont réussi à grimper sur le toit du complexe et à tenter l'évasion en se jetant dans le vide à partir du mur d'enceinte, situé à plus de 4 mètres haut : cette fois, ça a fonctionné pour 17 d'entre eux, qui ont disparu dans la campagne environnante plongée dans l'obscurité. 19 autres ont été en revanche immédiatement repris par les forces de l'ordre.

Dans la nuit du 5 au 6 mai mai, 9 d'entre eux avaient réussi à s'évader. Mais cette fois, en plus du nombre, l'évasion est aussi impressionnante suite à la reconstitution des faits effectuée hier après-midi. Un groupe fourni de sans-papiers, 39 à ce qu'il semble et apparemment « échauffés » depuis plusieurs heures, ont été enfermés dans une chambre d'à peine 8 places afin de limiter les velléités de révolte et -qui sait- d'évasion. Ce choix s'est révélé à double tranchant. Les maghrébins ont réussi à atteindre le toit en forçant une grille, la même que lors de l'évasion d'il y a deux semaines. Il s'agit d'une grille située sur un trou d'aération à l'entrée de la cellule. Ils ont forcé la grille en poussant tous ensemble, chacun son tour, et certainement aussi grâce à une ceinture cachée dans la cellule. De là, ils ont eu accès au toit du centre de rétention et pu rejoindre l'ultime obstacle, en sautant dans le vide avant de courir dans la nuit. Parmi se trouvait aussi le sans-papiers qui s'était cousu la bouche il y a quelques jours en signe de protestation avec du fil et une aiguille. Contrairement aux fois précédentes, cette fois personne ne s'est blessé en sautant du mur. Ce n'est que grâce à l'intervention rapide des gardes qu'une évasion encore plus massive a pu être évitée : « En avoir repris la moitié est déjà un très bon résultat, vu la situation », a déclaré le secrétaire régional de l'administration pénitentiaire (...) ».

Traduit de l'italien de macerie @ Maggio 21, 2010

Tanzanie, arrestation massive de migrants

23 mai, 2010 - 13:45

« Arrestation de 68 Ethiopiens illégalement entrés en Tanzanie »

Afrique de l'Est - Tanzanie

Dar es-Salaam, Tanzanie - La Police tanzanienne a arrêté et placé en garde à vue 68 Ethiopiens entrés illégalement dans le pays, a-t-on appris mercredi à Dar es-Salaam de source policière.

Selon le commandant de la Police régionale de Tanga, Liberatus Sabas, ils ont déclaré lors de leur interrogatoire n'avoir pas l'intention de rester ou de commettre des délits en Tanzanie, mais qu'ils étaient en transit pour l'Afrique du Sud.

Il a affirmé que ces migrants ont été arrêtés, samedi dernier, en plein jour dans le village de Kwamsisi après que des habitants de la localité ont signalé à la Police que des individus non-identifiés se cachaient dans la brousse environnante.

La Police et les services d'immigration tanzaniens ont récemment arrêté plusieurs groupes d'Ethiopiens qui avaient clandestinement franchi la frontière entre le Kenya et la Tanzanie, voulant se rendre en Afrique du Sud.

Dar es-Salaam - Pana 22/04/2010

« Des immigrants clandestins éthiopiens condamnés en Tanzanie »

Afrique de l'Est - Tanzanie

Dar es-Salaam, Tanzanie - Soixante-quatorze immigrants clandestins éthiopiens ont été condamnés à six mois de prison ou à une amende de 10.000 shillings, soit environ 10 dollars américains, par un tribunal de Ruvuma, dans la région sud de Tanzanie, pour être entrés illégalement dans le pays.

Les immigrants éthiopiens ont plaidé coupable et imploré l'indulgence du magistrat, Janeth Mtega, invoquant la détresse qui leur a fait quitter leur pays à la recherche de meilleures opportunités ailleurs.

Ils ont expliqué qu'ils étaient en transit vers un camp de réfugiés au Malawi, voisin.

Le magistrat a ordonné au département de l'immigration d'organiser leur rapatriement dès qu'ils auront exécuté leur peine.

Selon les responsables de la Police et de l'Immigration, les Ethiopiens ont été arrêtés au village de Litumbakuhamba village, dans le district de Mbinga, où ils se cachaient dans un camion.

Des résidents locaux avaient informé la Police de la présence d'étrangers suspects dans la zone.

Seuls deux des condamnés avaient de quoi payer leur amende.

Dar es-Salaam - Pana 16/04/2010

Tanzanie, arrestation massive de migrants

23 mai, 2010 - 13:45

« Arrestation de 68 Ethiopiens illégalement entrés en Tanzanie »

Afrique de l'Est - Tanzanie

Dar es-Salaam, Tanzanie - La Police tanzanienne a arrêté et placé en garde à vue 68 Ethiopiens entrés illégalement dans le pays, a-t-on appris mercredi à Dar es-Salaam de source policière.

Selon le commandant de la Police régionale de Tanga, Liberatus Sabas, ils ont déclaré lors de leur interrogatoire n'avoir pas l'intention de rester ou de commettre des délits en Tanzanie, mais qu'ils étaient en transit pour l'Afrique du Sud.

Il a affirmé que ces migrants ont été arrêtés, samedi dernier, en plein jour dans le village de Kwamsisi après que des habitants de la localité ont signalé à la Police que des individus non-identifiés se cachaient dans la brousse environnante.

La Police et les services d'immigration tanzaniens ont récemment arrêté plusieurs groupes d'Ethiopiens qui avaient clandestinement franchi la frontière entre le Kenya et la Tanzanie, voulant se rendre en Afrique du Sud.

Dar es-Salaam - Pana 22/04/2010

« Des immigrants clandestins éthiopiens condamnés en Tanzanie »

Afrique de l'Est - Tanzanie

Dar es-Salaam, Tanzanie - Soixante-quatorze immigrants clandestins éthiopiens ont été condamnés à six mois de prison ou à une amende de 10.000 shillings, soit environ 10 dollars américains, par un tribunal de Ruvuma, dans la région sud de Tanzanie, pour être entrés illégalement dans le pays.

Les immigrants éthiopiens ont plaidé coupable et imploré l'indulgence du magistrat, Janeth Mtega, invoquant la détresse qui leur a fait quitter leur pays à la recherche de meilleures opportunités ailleurs.

Ils ont expliqué qu'ils étaient en transit vers un camp de réfugiés au Malawi, voisin.

Le magistrat a ordonné au département de l'immigration d'organiser leur rapatriement dès qu'ils auront exécuté leur peine.

Selon les responsables de la Police et de l'Immigration, les Ethiopiens ont été arrêtés au village de Litumbakuhamba village, dans le district de Mbinga, où ils se cachaient dans un camion.

Des résidents locaux avaient informé la Police de la présence d'étrangers suspects dans la zone.

Seuls deux des condamnés avaient de quoi payer leur amende.

Dar es-Salaam - Pana 16/04/2010

Un migrant malien expulsé, ligoté et menotté : Le Mali humilié, une fois de plus, par Sarkozy et ses propres dirigeants

23 mai, 2010 - 13:43

Paru dans la presse Malienne et sur le site Maliweb.net

Un migrant malien expulsé, ligoté et menotté : Le Mali humilié, une fois de plus, par Sarkozy et ses propres dirigeants. L'Indépendant, 20/05/2010

Menotte aux poings, ligoté et malmené par dix éléments de la police française, un de nos compatriotes, sans papier vivant sur le sol français depuis quelques années, aura passé de très mauvais moments, à bord d'un avion d'Air France reliant Paris à Bamako, dans l'après midi du mardi 18 mai dernier, entre 16 et 17 heures. Pourtant, trois ministres maliens qui se trouvaient dans l'avion, ont assisté, impassibles, au supplice que les policiers français infligeaient à leur compatriote.

En effet, des membres du gouvernement du Mali, muets comme des carpes au moment où un citoyen malien subi la pire des humiliations dans un avion de la part de policiers français, cette scène ne grandit pas notre pays. Les ministres identifiés dans ce comportement inexplicable sont : Sadio Gassama de la Protection civile et de la sécurité intérieure, Oumar Ibrahim Touré ministre de la Santé et un troisième membre du gouvernement dont l'identité ne nous a pas été révélée. Selon nos sources, il s'agirait bien d'une femme ministre de l'actuel gouvernement. On notait aussi, à bord du même avion, la présence de l'ancien ministre de l'Education de base, Adama Samassekou. Aucun de ces responsables n'a daigné lever le plus petit doigt pour protester contre ces pratiques relevant d'une époque révolue.

Ils sont d'ailleurs restés impassibles. Comme pour cautionner l'attitude des policiers français. L'assistance à un compatriote en danger et dont la dignité se trouve bafouée, est le dernier de leur souci. Détail important : au moment des faits, une Malienne qui serait une proche du ministre de la Défense, Natié Pléah, aurait téléphoné à ce dernier pour lui dire ce qui se passait à bord de l'avion. Natié Pléah, précise notre source, aurait dit à son interlocutrice d'en parler directement à Sadio Gassama et que ce dernier devait même se trouver à bord du même avion. Peine perdue, les ministres voyageurs se sont manifestés par leur silence.

Le migrant malien qui sortait péniblement d'une longue convalescence, à la suite d'un accident de circulation, ne savait plus où donner de la tête. Il gémissait sous la torture. Ses cris de détresse, qui montaient crescendo, ont fini par attendrir le cœur de certains passagers, dont des Maliens pour la plupart. Ils se sont sentis blessés dans leur orgueil et bien que n'étant pas au même niveau de responsabilité que les ministres cités, ils ont quand même fait part de leur indignation. Mieux, ils ont sonné la révolte en réclamant des policiers français un meilleur traitement vis-à-vis de leur compatriote.

Soutenus dans cette démarche par des passagers ressortissants d'autres pays et parmi lesquels, des Français, Ils ont exigé que les menottes soient retirées des poings du migrant. Demande à laquelle les policiers n'ont pas accédée. Mais, sous le poids de la pression, ils n'ont pas pu embarquer le migrant. Finalement, ils l'ont fait descendre de l'avion pour l'embarquer dans une fourgonnette.

Comme si cela ne suffisait pas, les policiers reviennent sur leurs pas pour arrêter un autre Malien. Il s'agit d'un des frères du commissaire au nord, Mamadou Diagouraga. Ce dernier était en mission en France. On lui reproche d'avoir entravé une opération policière. Il se fera arrêter puis embarqué dans la même fourgonnette que son compatriote.

On a peine à croire que de tels comportements soient encore d'actualité, encore moins au vu et au su des plus hautes autorités du pays. Que dire alors de Sadio Gassama, ministre de la Sécurité et de la protection civile, qui n'est pas capable d'apporter assistance à un de ses compatriotes en pareille circonstance. Et son collègue Oumar Touré de la Santé qui, non plus, n'ouvre pas la bouche face aux cris de détresse d'un migrant malien piqué au plus profond de son honneur et de sa dignité ? Surtout que, convalescent, la victime traîne encore au niveau de sa jambe du plâtre qui cache mal une fracture ?

Décidément, la France de Sarkozy semble avoir le droit de nous humilier et les ministres laissent faire. Pourtant, tout juste à côté de nous, la réaction vigoureuse de dirigeants d'Etats voisins, face à ces traitements inhumains infligés à leurs compatriotes, a ramené les autorités françaises à la raison.

Abdoulaye DIARRA

Le bon droit et la bonne justice égale pour tous et partout

Malte quitte la mission Frontex? [article en anglais]

23 mai, 2010 - 13:42

http://www.timesofmalta.com/article...

Thursday, 29th April 2010

Malta quits Frontex mission

EU commissioner queries decision

Ivan Camilleri, Brussels

EU Home Affairs Commissioner Cecilia Malmström regrets Malta's decision to pull out of this year's Frontex anti-migration patrols and will be using tomorrow's visit to delve deeper into the matter.

She described Malta's decision to pull out of the Chronos mission in the Sicily-Malta-Libya strait as « a pity » and said the island had a lot to benefit from such missions.

« I would like to get to know more about what's behind Malta's decision. I want to know whether this decision is just based on the fact that no illegal immigrants have arrived so far this year or whether this is related to the new guidelines we have put in place a few weeks ago, » she said.

The Times reported yesterday that Malta had pulled out of this year's Frontex-led anti-illegal migration patrol mission after four consecutive years of participation. Following this decision, the EU agency decided to cancel the €9 million operation.

Though Malta's decision to pull out arrived just weeks after the EU approved a new code of engagement to be used during such missions, which was opposed by the island at EU Council level, the government said this was not the reason why Malta decided to quit.

The government said the decision was based on the fact that, following the introduction of joint patrols between Italy and Libya last year, the number of illegal immigrants reaching the island dropped drastically. And as long as the joint patrols in Libya's territorial waters remained effective it felt there was no more scope for Malta to take part in Frontex missions.

Statistics show that while during 2008 a total of 84 boats with 2,775 illegal immigrants arrived from Libya, the number declined to 17 boats and a total of 1,475 illegal immigrants in 2009.

Solidarité avec les militants poursuivis par Bouygues : procès le 11 juin et soirée débat et projection le 1er juin?

23 mai, 2010 - 13:41

En décembre 2004, un texte qui dénonçait la participation de la société Bouygues aux chantiers des centres de rétention et appelait au lancement d'un mouvement contre l'entreprise était reproduit sur les sites CNT, indymedia, pajol, réseau antipub.

En janvier 2005, la société Bouygues a porté plainte contre la diffusion de ce texte et aujourd'hui, après cinq ans d'instruction, quatre personnes, dont les administrateurs des sites indymedia, pajol, réseau anti-pub, sont renvoyés en correctionnelle, pour avoir commis le délit de « provocation directe, suivie d'effet, à la commission de destructions, dégradations et détériorations dangereuses pour les personnes ».

Leur procès aura lieu le 11 juin 2010 à 13h à la 17e chambre correctionnelle, Palais de Justice de Paris, bd du Palais 75001 Paris (métro Cité).

Une soirée d'information et de soutien aura lieu le 1er juin 2010 à 19h au CICP, 21ter rue Voltaire Paris 11e (métro rue des Boulets). Deux débats (immigration et rétention, liberté d'expression et internet) y sont prévus qui seront suivis d'une projection de films (Balade au bois, des extraits de films sur les centres de rétention en Europe, un extrait de Woomera 2002).

Pour plus de précisions sur le procès, la soirée de soutien, mais également sur les centres de rétention et le rôle de Bouygues dans la construction de lieux d'enfermement, télécharger le 4 pages :

Conférence débat de l'AME contre la Libye Bamako

23 mai, 2010 - 13:40

DOCUMENT DE PRESSE - COMMUNIQUE DE L'ASSOCIATION MALIENNE DES EXPULSES SOUFFRANCE DES ETRANGERS ET DES ETRANGERES MALIENS ET MALIENNES, AFRICAINS ET AFRICAINES DANS LES PRISONS LIBYENNES : TROP C'EST TROP !!!

SUITE A L'EXPULSION DE 149 MALIENS DE LA LIBYE LE 3 MAI DERNIER, ET SUITE AUX DEUX AUTRES EXPULSIONS MASSIVES DE SEPTEMBRE ET DECEMBRE 2009, L'ASSOCIATION MALIENNE DES EXPULSES EXIGE LA LIBERATION DES MIGRANTS PRISONNIERS EN LIBYE, ET QUE LA LUMIERE SOIT FAITE SUR LES ACCORDS QUI LIENT LES GOUVERNEMENTS MALIEN ET LIBYEN SUR LA SITUATION DES MIGRANTS.

Depuis le 3 Mai dernier, L'AME et les expulsés ont multiplié actions d'informations auprès des sociétés civiles du Nord et du Sud et actions de contestations contre les autorités Libyennes.

L'AME a reçu dans ses locaux la visite des autorités en charge de ces questions le 6 Mai, qui n'a donné aucunes suites.

Aujourd'hui, l'AME annonce l'organisation d'une grande conférence débat dans ses locaux pour le Mardi 25 Mai à 15H30.

En effet, à Paris au même moment, une marche aura lieu devant l'ambassade de la Libye.

Durant la conférence à Bamako, qui sera retransmise en direct à partir de 16h sur les radios FM de Bamako, nous serons en direct avec des manifestants à Paris, et nous appellerons en direct des migrants maliens se trouvant dans les prisons libyennes.

Cette nouvelle action internationale souhaite encore dénoncer avec force les violations des droits de l'Homme que subissent partout dans le monde les personnes migrantes.

La Libye collabore avec l'Union Européenne à coup de Milliards d'euros dans sa politique de répression des personnes migrantes, et étend sa domination sur l'Afrique dans de nombreux domaines économiques.

Dans cette situation économique et politique, ce sont des hommes, des femmes et des enfants qui sont torturés et qui meurent dans les prisons pour étrangers en Libye en particulier et partout ailleurs en général.

Alors nous appelons toutes les personnes de bonne volonté à participer à cette conférence, en venant le
MARDI 25 MAI à 15H30 au siège de l'AME
DJELIBOUGOU MARCHE DANS LA RUE DE ECOSUP – BAMAKO
CARREFOUR ASACODJE A DROITE
Pool Plaidoyer et Communications AME
+223 79 16 36 77/ 20 24 30 16

Le bon droit et la bonne justice égale pour tous et partout.

Conférence débat de l'AME contre la Libye Bamako

23 mai, 2010 - 13:40

DOCUMENT DE PRESSE - COMMUNIQUE DE L'ASSOCIATION MALIENNE DES EXPULSES SOUFFRANCE DES ETRANGERS ET DES ETRANGERES MALIENS ET MALIENNES, AFRICAINS ET AFRICAINES DANS LES PRISONS LIBYENNES : TROP C'EST TROP !!!

SUITE A L'EXPULSION DE 149 MALIENS DE LA LIBYE LE 3 MAI DERNIER, ET SUITE AUX DEUX AUTRES EXPULSIONS MASSIVES DE SEPTEMBRE ET DECEMBRE 2009, L'ASSOCIATION MALIENNE DES EXPULSES EXIGE LA LIBERATION DES MIGRANTS PRISONNIERS EN LIBYE, ET QUE LA LUMIERE SOIT FAITE SUR LES ACCORDS QUI LIENT LES GOUVERNEMENTS MALIEN ET LIBYEN SUR LA SITUATION DES MIGRANTS.

Depuis le 3 Mai dernier, L'AME et les expulsés ont multiplié actions d'informations auprès des sociétés civiles du Nord et du Sud et actions de contestations contre les autorités Libyennes.

L'AME a reçu dans ses locaux la visite des autorités en charge de ces questions le 6 Mai, qui n'a donné aucunes suites.

Aujourd'hui, l'AME annonce l'organisation d'une grande conférence débat dans ses locaux pour le Mardi 25 Mai à 15H30.

En effet, à Paris au même moment, une marche aura lieu devant l'ambassade de la Libye.

Durant la conférence à Bamako, qui sera retransmise en direct à partir de 16h sur les radios FM de Bamako, nous serons en direct avec des manifestants à Paris, et nous appellerons en direct des migrants maliens se trouvant dans les prisons libyennes.

Cette nouvelle action internationale souhaite encore dénoncer avec force les violations des droits de l'Homme que subissent partout dans le monde les personnes migrantes.

La Libye collabore avec l'Union Européenne à coup de Milliards d'euros dans sa politique de répression des personnes migrantes, et étend sa domination sur l'Afrique dans de nombreux domaines économiques.

Dans cette situation économique et politique, ce sont des hommes, des femmes et des enfants qui sont torturés et qui meurent dans les prisons pour étrangers en Libye en particulier et partout ailleurs en général.

Alors nous appelons toutes les personnes de bonne volonté à participer à cette conférence, en venant le
MARDI 25 MAI à 15H30 au siège de l'AME
DJELIBOUGOU MARCHE DANS LA RUE DE ECOSUP – BAMAKO
CARREFOUR ASACODJE A DROITE
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+223 79 16 36 77/ 20 24 30 16

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