CONTRE L'ETAT XENOPHOBE - Le Quotidien des Sans-Papiers 23
Et pourquoi les patrons ne se serviraient-ils pas des lois de l’État raciste pour pouvoir mieux exploiter les personnes sans papiers ?
Et pourquoi ne pas corrompre les policiers pour qu’ils arrêtent, dans une manifestation, ceux qui ne se laissent pas faire ?
C’est ce qu’il s’est passé le 27 mars avec Houcine [voir p. 5]. Mais le Préfecture a perdu et Houcine a été libéré. Il compte bien revendiquer ses droits et aller aux prud’hommes après un licenciement et une exploitation abusive.
Car les travailleurs sans-papiers ont les mêmes droits ques les autres, et cela est inscrit dans le Code du travail [voir p. 6]. Tandis qu’il existe encore et que les patrons n’ont toujours pas tous les droits, la politique de l’État se durcit de jour en jour, la France ayant quasiment la pire d’Europe en matière d’immigration [voir p. 16].
À Calais, un enfant de huit ans a été gazé par des flics [voir p. 21] : depuis la fermeture du centre d’accueil de Sangatte, tout va mal [voir p. 23], comme partout en France (et dans le monde) pour les migrants.
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